mercredi 2 novembre 2016

AMERIQUE DE DU SUD

NOVEMBRE 2016

Depuis un peu plus d'un an un projet germe dans nos petites têtes. Envoyer un camion aménagé en Amérique du Sud et le laisser plusieurs années afin de faire plusieurs voyages et explorer ce continent qui me fascine et m'attire.

après un an de préparation nous voilà quasi prêt :

camion acheté le lendemain de noël 2015 à Odette et Dominique (deux voyageurs au long cours qui ont déjà fait l’Amérique du sud )

Nous l'avons préparé à notre goût, révisé ..

Nous avons fait un petit voyage au Portugal





Je confirme au bivouac c'est le grand luxe ! Douche chaude, chauffage etc...
Le camion est confortable sur la route avec nos sièges suspendus


Enfin bref tout est prêt !
rendez vous mardi 08 novembre au port d'Anvers pour embarquement sur le Grande Sao Paolo à destination de Montévidéo en Uruguay

Au programme de cet année Montévideo, les plages de la cote Sud à l'Est et à l'Ouest de la capitale, puis nous remonterons le pays vers le Nord plus ou moins en longeant le Rio Uruguay. L'itinéraire n'est pas fait pour atteindre les chutes d'Iguaçu.

L'année prochaine nous mettrons cap à l'Ouest pour aller vers SALTA en Argentine. C'est ici dans mes prévisions que nous ferons notre camp de base pour plusieurs années. De Salta nous pourrons visiter le Nord de l'Argentine, le nord du Chili, le Pérou et la Bolivie.

Novembre 2016

Ce dimanche c'est le départ du camion. Livraison au port d'Anvers au plus tard mardi.
Comme pour saluer le départ pour l'hémisphère sud : il neige !!!

16h de route pour arriver lundi soir à Anvers avec au passage de la neige à Fontainebleau !



Après avoir tourné viré dans le port d'Anvers les formalités prennent quelques dizaines de minute et hop camion garé prêt à partir



RENDEZ VOUS DANS UN MOIS A MONTEVIDEO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


14 décembre
nous voila a Montevideo
Carmen est venue nous accueillir a l’aéroport. c’était bien !

un peu fatigue  nous sommes précipités au bureau de la compagnie maritime dans le but de récupérer le cezame sans lequel le camion ne peut sortir du port. Ce n'est pas fait mais surtout un peu déçu le bateau n'arrivera pas avant vendredi, le week end il ne se passe rien donc nous aurons le camion "dans le meilleurs des cas" lundi .....

la suite bientôt
nous allons peut être faire un saut a Buenos Aires

puisqu'il faut patienter ...
puisque c'est l’été ici
c'est même le début des grandes vacances

nous sommes parti a Punta del este
destination balnéaire
je ne parlerai pas des immeubles, des tours, des commerces d'articles de plage

petite rencontre avec deux lions de mer dans le port de pêche : inattendue


un couple de lion de mer (ou loup de mer) qui a élu domicile ici depuis qu'ils ne sont plus chasses

au milieu des bateaux




j'imagine qu'ils y trouvent leur compte puisque les pécheurs préparent les filets de poissons pour les vendre et doivent jeter a la mer tous les abats. La vie facile en fait !!!!!!

bon bref vivement lundi !!!! (si nous arrivons a sortir le camion du port dans la journée)
ce qui n'a rien de sur !

Après ces journées d'attente
nous voilà parti vers l'ouest : direction Colonia

1er bivouac (sur la plage) 1er plantage (dans le sable!)





excès d'optimisme ? Pneus un peu trop gonflés … et puis le camion c'est quand même ni un toy ni un def …
bon voilà rien de grave après une demi heure ou un peu plus le bivouac était installé et le poisson sur le grill

superbe bivouac également aux portes de Colonia entre la mer et un plan d'eau, lieu de baignade qui semble prisé.

Jeudi 22 après la visite de la petite ville de Colonia ( point d’accès en bateau pour Buenos Aire)
nous nous sommes rapproché d'un des sites possible pour le gardiennage du camion quand viendra l'heure du retour.

Vendredi 23 après avoir rencontre Sandra, une allemande qui vit ici et donc fait du gardiennage nous avons commencé notre remontée vers le nord pour arriver au niveau de Nueva Palmira

Bivouac sur la plage mais ici ce n'est plus la mer mais le Rio Uruguay a la frontière avec l'argentine.
Eau douce et donc enfin première sortie avec la canne a pêche et un superbe Dorado qui ne sera pas en photo puisqu'il s'est décroché au dernier moment. GRRR


première sortie du carnet a croquis pour Claire également



Le 24 au soir nous étions sur la rive du Rio négro a coté de Mercedes.
Une bouteille de vin argentine et une bonne soirée avec de la musique qui venait de la ville






jour de noël : c'est décidé nous passons en Argentine. C'est un peu quite ou double , l'enjeu est important puisqu'il nous faut obtenir une durée d'importation temporaire de 8 mois. C'est en théorie la règle en Argentine mais de nombreux voyageurs rapportent que c'est au bon vouloir du douanier.

Et bien bingo ! Un beau sourire de claire et hop 8 mois !!!



donc nous voilà libre de choisir notre cap puisque nous pourrons laisser le camion en Argentine

du coup décision prise : cap sur Salta.

Je dessine un itinéraire qui s’avérera fort ennuyeux : des champs de blé des champs de mais. De plus il y a eu d'enormes inondations et les chemins sont rempli d'eau ! Impossible avec un camion de 10 tonnes de tenter l'aventure …


petite etape a Rosario








Sur le guide Michelin il est écrit que la route en Argentine c'est des centaines de kilomètres en ligne droite avec de temps en temps un pneu éclaté


donc nous voilà au soir du 28 au bord du lac Laguna Mar Chiquita ent train de refaire l’itinéraire pour nous rapprocher des Andes, trouver un peu de relief et des parcs naturels







quelques photos encore




encore quelques petites heures a Cordoba avant de reprendre la route vers San Juan et les paysages andins

Nous quittons Cordoba épuisés par la chaleur sous un soleil de plomb.

Ici comme a Rosario on sent l’insécurité : la très forte présence de a police municipale, provinciales, les vigiles armés, les hommes d'affaire avec un garde du corps armé également..
plusieurs fois on nous a prévenus que nous vélos faisaient des envieux et qu'il faut faire attention.
Les uruguayens nous avait également parlé des risques de l'Argentine. Je pensais pour ma part que c’était plus de chauvinisme et de rivalité mais je crois qu'effectivement il y a du vrai.

En revanche nous rencontrons régulièrement des Argentins qui sont ravis de nous expliquer quelques choses, qui adorent notre camion ou notre voyage ou qui sont simplement enchantés de discuter un moment

Nous quittons donc la ville pour une petite étape au bord del Lago San Roque a 30 km a l'ouest de Cordoba ou nous espérons trouver un peu de fraîcheur ce soir


Une journée de route pas bien drôle , encore des dizaines de kilomètres de ligne droite par plus de 40 degres , le camion souffre (j'espere que ce n'est que la chaleur car je n'ai plus de puissance!)
l'air est irrespirable MAIS coup de chance :
au milieu de rien dans un village perdu un village de cabanas a OLTA : petite oasis avec location de mini chalets, piscine et invitation de la patronne pour la soirée du 31 !!!

En attendant de vous voir et vous embrasser a vous tous qui nous suivez :

BONNE ANNEE AVEC TOUT CE QU'IL A DE MEILLEUR  !!!!!!!

Soirée excellente avec une vingtaine d'argentins extrêmement gentils, un bon repas « typique » : la parrillada. (je crois avoir compris dans la conversation hier qu'un argentin mange 100kg de viande par an!)
Nous avons parlé de nos façon de vivre, d'art culinaire, de musique et 100 autres sujets. Je commence a bien comprendre mais pour parler heureusement qu'il y a Claire !



Ce matin après un levé un peu tardif, des préparatifs un peu lent car tout le monde voulait voir le camion et nous dire au revoir nous sommes repartis par une magnifique piste qui traverse le petit massif montagneux auquel nous étions adossés.


De l’autre cote de la montagne c'est désert qui nous attends : un désert assez sablonneux mais recouvert de buissons.
C'est ici que commencent de vrais ennuis avec le camion : nous avons terminé l’étape a 30 km/h. C'est long 40 km de ligne droite sans puissance et a se demander si on va arriver ...

Nous sommes donc ce soir a Villa San Augustin Vallée Fertil a l 'entrée du parc Ischigualasto mais il faudra commencer par trouver une solution pour le camion avant d'aller de régaler les yeux dans la vallée de la luna.

Dernière minute : camion réparée : les filtres a gasoil étaient plein d'eau, j'en avait d'avance ... nous allons repartir !!!

a bientôt

Les filtres a gas-oil étaient gorgés d'eau. Un plein de mauvaise qualité ..
filtres changés (par bonheur j'avais tout ce qu'il fallait) , réservoir nettoyé , plein de gas-oil et d'eau.

Nous n'avions plus un sous en poche et le seul dab du village (comme des précédents) refuse de fonctionner avec nos cb ...
Pour manger nous avons ete au resto et nous avons été avec le patron de la station service pour lui mettre l’équivalent de notre repas en essence ..
Ensuite au supermarché (enfin supermarché il n'en a que le nom) nous avons paye nos courses + 4000 pesos qu'ils nous rendu en espèces !

Nickel nous voilà donc en route pour ce fameux parc d'Ischigualastu :-)
todo va bien

Superbes paysages en chemin mais, désolé, je ne fais pas beaucoup de photos de paysages

Mardi 02 janvier :
levés a 6h pour être prêt pour le premier départ pour le parc .. en fait il n'ouvrait qu'a 9h !
un renard du désert est venu nous rendre visite tranquille..

Le parc est classé patrimoine mondial de l’humanité, il s'est rendu célèbre par la découverte des plus ancien dynausores il y a plus de 2 million d’années, paysages lunaires, falaises et toutes sortes de merveilles minérales.







toute cette zone est un désert, un vrai désert, impossible sur 80 km de trouver un arbre pour se reposer un peu. 45 degrés c'est vraiment dur a supporter.
Quelques rencontres avec un lièvre, des guanacos … et quelques touristes et quelques locaux !


le parc de Talampaya est du même acabit : c'est un canyon de roche rouge. Nous sommes seulement allés a l 'entrée.

La soirée reste étouffante mais finalement comme dans tout désert les écarts de températures sont importants et le lendemain a l'heure du cafe il fait presque frais !


Nous reprenons la route pour nous rapprocher encore des Andes : quelle étrange impression que de rouler sur un route droite sur des dizaine de kilomètres, traversant un désert de sable et d'arbustes piquant, ou il fera dans quelques heures 45 degrés avec en toile de fond des montagnes enneigées.


Paysage de sable, paysages de canyon et de temps a autre une saignée verte ou même si on ne voit pas l 'eau on l'imagine ...

Nous avons traversés la Fameuse ruta 40 (qui traverse le pays du Nord au Sud) et empruntés un petite route qui nous mène a Jachal . Superbe endroit un une longue pause a l'heure de la sieste.

Apres quelques courses superbe bivouac au bord de la rivière

Etape suivante RODEO la costa del viente, un gros village très vivant, un lac absolument merveilleux, des paysages toujours aussi désertiques. Nous y restons un peu plus de 24h : visite, resto, la fête du village, les kite surfeurs et une partie de pêche a la mouche.





Ce soir c'est pause dans un hôtel thermal avec piscine et massages.
Avant de repartir en direction de San Juan pour un ultime étape avant de déposer le camion.






Nous quittons Rodeo en direction de Calingasta un peu plus au Sud. La route s’avère être une piste. Une piste comme les routes Argentine : droite ! 80 km et 3 courbes, dans un désert austère qui longe la cordillère. De la tôle ondulée pas bien méchante. Petit clin d’œil a mes amis Francis et Bernadette, ils savent que la tôle ondulée je maîtrise ;-)





Calingasta s’avère sans grand intérêt. Nous avons essayé de tracter un engin de chantier enterrée dans la boue jusqu’aux essieux mais sans succès ! Dommage nous aurions été les héros du jour et nous aurions vraisemblablement passés une bonne soirée. Finalement après avoir beaucoup tournée bivouac au bord du ri de los platos a l'ombre. La chaleur est encore intense ici.




Le Rio de los Platos est une rivière qui court entre la cordillère et la pré cordillère. On voit bien qu'il peut parfois se déchaîner. Comme dans toutes les régions du monde ou l'on manque d'eau, la pluie quand elle arrive est a la fois une aubaine et un calvaire. Elle irrigue mais elle a aussi tendance a tout emporter sur son passage.

La pré cordillère culmine un peu au dessus de 3000m. C'est un mélange de rose, de blanc, de rouges et de nuances de gris (peut être 50?). splendeur minérale....

A Barreal qui paraissait plus petit sur la carte que Calingasta et qui qu final est un bourg très vivant, nous avons rencontré quelqu'un qui m'a conseillé une piste pour rejoindre San Juan. He oui il faut songer au retour. Petit changement de programme, petite dernière piste, la piste Santa Clara. Au menu 70 ou 80 km pour traverser cette fameuse pré cordillère.
Bivouac a 2800m, seuls au monde excepté un magnifique renard et un rapace.

La piste santa clara nous en fait voir un peu ! 25 km, 5h ! un pneu déchirée sur une pierre, une énorme pierre qui s'est déchaussée au passage de la roue avant et s'est coincée sous le châssis. A trois cm prés nous percions le réservoir de gas-oil. Claire a fait une partie du chemin a pied pour me guider, nous descendions en fait dans le lit du Rio. Super copilote !

Des paysages merveilleux mais peu de photos car nous étions concentrés sur la conduite.

Maintenant dernière étape a San Juan dans un bel hôtel. Achats divers (entre autre un pneu mais ce n'est pas du tout évident de trouver), entretien du camion et balades.


Ce soir c'est ici la soirée Dakar car il fait étape a quelques kilomètres d'ici dans 2 jours. Ici les gens nous demandent si nous sommes les premiers ;)

San Juan







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