dimanche 11 décembre 2011

MAURITANIE 2012

décembre 2011

la tête dans le 4x4
jai décidé de partir léger pour aller jouer avec le sable

Dromaland va rester à la maison et je me suis lancé dans la fabrication de Dromalight

Réservoir d'eau 100 l, réservoir additionel 120 l de gasoil, batterie auxiliaire pour le frigo, la douche et un peu de lumière. et une tente de toit !

05/02/12
ça avance ! le reservoir d'eau et la pompe sont opérationels
Le réservoir de gasoir après m'avoir beaucoup préoccupé est aussi installé raccordé. Les tests sont pour un autre jour car le 4x4 ne démarre pas : gasoil gelé !
les tiroirs front runner sont aussi à leur place avec le frigo et une malle dessus.
Mes petites étagères sont en place
et la batterie auxiliaire estr raccordée au coupleur séparateur. lumière intérieure, phare extérieur, pompe à eau et frigo ;
Roue de secours sur le capot avant ; oui c'est lourd mais il faut faire des choix :)

Avec tout ça j'ai oublié de faire des photos mais ça va venir !

Au programme du we prochain la tente de toit, les plaques à sable, un pneu sup, le compresseur

départ prévu le 25 fev mais rien de sûr encore malheureusement

et voilà les premières photos


fin des travaux , -16° ; les tiroirs front runner sont installés et chargés


et pour que mes intentions soient claires une belle citation de Nicolas Bouvier


Vendredi 24 fev :
encore une journée de boulot, une journée de course folle et demain je charge et ciao.
le silence d'une journée sans téléphone
la sérenité d'une journée sans mail
sauf quelques messages que vous voudrez m'envoyer ici

to : + 881631550574
reply email : notez votre adresse mail
et puis les quelques mots que vous voudrez !!

C'est promis je réponds

à bientôt alors ??

voila apres quelques mises au point de mon navigateur je peux envoyer des nouvelles

jeudi matin 

apres des centaines de km lignes droites les chèvres ont laissé la place aux dromadaires

le paysage est desertique et sans grand intérêt.

les land rover des annees 60 font taxi brousse charges sur la galerie a des hauteurs inimaginables. c'est ici qu commence l'afrique sans doute !

les quelques argents public sont gaspillés. Une route s'endommage, on en fait une autre a côté. On commence l'élargissement et puis on abandonne. Quelle gestion desesperante !

A côté de ça ceux qui s'emploient a arracher a cette terre quelques moyens d'existence ont bien du mérite.

desole pour les accents. il n y en a pas sur cet ordi. :)

et pour les photos ce sera pour la prochaine fois ...

j'ai lu hier "ici il faut prendre son temps car c'est le meilleur moyen de ne pas le perdre"

décidement ce Nicolas Bouvier a l'art de la citation.

en tout cas j'espere bien que c'est vers la que je vais !!!!!!!
Je devrais passer la frontiere Mauritaniene samedi
Francis m'a dit "arrive tôt le matin car ça ferme a 18h et ca prend un peu de temps"

Donc je vais expérimenter la maxime citée plus haut !

ce jeudi soir : quelques pensées de sable.
un peu marre des multiples contrôles de police.
Sur la route tous les 20 ou 50 km, papiers, fiche de police etc …
au bivouac : police, gendarmerie, militaires

alors donc ce soir bivouac au bord de mer au milieu des camping car. Enfin il y en a 4, ils sont la depuis 2 mois donc plus de contrôle.
Comme depuis mon arrivée au Maroc : vent fou sur le littoral. Je croque du sable. La nuit sera médiocre dans ma petite tente perchée sur le toit du land



vendredi matin :
il ne me reste plus que 250 km avant la frontière mais mon visa commence demain.
Je peux donc flâner mais :
  • ce matin il faisait tellement froid que je suis parti a 8h
  • et surtout le Sahara occidental est un désert sans intérêt. Un tapis de goudron de 6 ou 8m de large déroulé sur 1200 ou 1500 km. Le long de la route un pneu éclaté ou un vieux bidon signale souvent un départ de piste. L'espèce la répandue ici n'est ni la gazelle ni le chameau mais le sac en plastique. Il vole, il roule, il jonche.


Demain après la frontière ce sera les vacances !!

He voilà !
La frontière entre 15 et 16h30 mercredi soir
au bleuf car mon visa ne débutait que le lendemain
et le camping de Nouadibou ou on est arrive a 5mn près en même temps avec Francis et Bernadette.


Une belle soirée de retrouvailles et ce matin préparatif des véhicules puis courses, provisions, gasoil , eau et direction Atar par la piste

a bientôt

Finalement les préparatifs ont pris la journée de samedi et nous sommes partis dimanche matin tôt

Le désert entre Nouhadibou et Choum n'est pas exceptionnel mais il m'aura permis de me remettre dans le « bain » de rôder ma nouvelle configuration dans des conditions un peu dure : sable, tôle ondulée, vent de sable … (+ une belle bronchite ou un truc comme ca).

Ce matin thé sous la tente avec une famille nomade. J'ai donné quelque fringues




Ce mardi soir nous sommes aux portes d'Atar, le cœur de la Mauritanie. Je crois que l'on va en prendre plein les yeux.





merci au camping bab sahara de Atar qui m'a loué sa clef 3g et permis de faire cette mise a jour depuis mon hamac .

à bientôt


Atar petite journée sans rouler dans un « camping », plein de légumes, pain, carburant et eau

et nous voilà reparti vers Chingheti par la piste principale : tôle ondulée.

Chingheti est une ville réputée pour ses bibiothèques; Ville commerçante du temps des caravanes des érudits achetaient et conservaient des livres (corans entre autre) apportés de destinations lointaines. Un monsieur nous a ouvert les portes de l'une de ces bibiothèques.


Ici sans le vent de sable ce doit être merveilleux .Avec ca reste une ville chargée d'histoire et de culture. Visite d'une des bibliothèques célèbres.

Après quelques thés et marchandages divers nous repartons vers Ouadane.

Ici bivouac magnifique, sans vent, au milieu de la palmeraie.


Et nous préparons les voitures pour aller aujourd'hui a El Beyyed en passant par le cratère Guelb Errichat
J'ai déjà donné presque la moitie des fringues et chaussures emportées.




El Beyyed est un village compose de quelques tentes, une école, et une station de radio pour communiquer.

Nous avions rencontre le chef du village a Ouadane et donc sa fille, Mariam, nous attendait.

Bien sur le thé et puis un bivouac avec une nuée d'enfant venus chanter, jouer du tamtam sur les bouteilles en plastique, danser ….


Ce dimanche matin départ pour Atar par une autre piste. Mariam nous a préparé deux gros pains ronds

Traversée d'un désert incroyablement plat qu'on croirait voir la courbure de la planète a l'horizon.


Et maintenant bivouac dans les dunes. Le mois 3 c'est le mois du vent. On est content de savoir que c'est normal !

J'ai oublié de dire que je dois revenir a El Beyed au mois huit pour la getna et pour me marier. :)


S'il y a mille deserts differents il y en a 900 en Mauritanie, jaune, rose, blanc, noir, gris, marron (sable, gravier, pierre, caillou ..)
En une journee tu changes d'univer 20 fois, 


La journée ou nous avons quitté Atar fut longue et ennuyeuse : des pistes taillées a la dynamite et a la pelle mécanique, de la tôle ondulée et hormis les oasis du sud d'Atar un désert de cailloux.


Le lendemain matin réveil au vent de sable, moral un peu en berne …

et pourtant cette journee (aucune idée quel jour nous sommes) fut de celles qui justifient un voyage.
Toute petite piste, puis un cordon dunaire qui après s'être un peu laissé faire a décidé de nous faire rebrousser chemin. Quelques jardinages a taton pour arriver dans un village, la rencontre du médecin (the, cadeaux …) puis d'un jeune qui nous servi de guide pour traverser les dunes.





A la sorti des dunes thé chez lui puis il nous invita a manger puis nous sommes reparti pour essayer de retrouver notre itinéraire et rejoindre la piste chingueti_tidijka.




Un grand moment de navigation, beaucoup de sable pour réussir a trouver la piste qui sort de l'oued. Une journée complète et excellente.

La journée suivante (jeudi : j 'ai retrouve le fil !) fut une journée un peu technique d'abord avec une passe d'el barbara très dure pour les 4x4 et le reste de la journée a deviner une trace ténue, difficile a trouver pour rejoindre la pp (piste principale) Chingheti Atar.


Vendredi jour du seigneur ici a été occupée a tenter de dépanner un pickup qui n'a plus d'age mais une grosse fuite d'huile. Échec solde par un détour pour ramener la petite famille a sa khaima (lire rraima) (c'est la tente nomade)


Donc au 5eme jour nous sommes a mi parcours !!! pas très flatteur tout ca.

Samedi : ce matin départ avec a ferme intention de bouffer du kilomètre.
Dans la matinée nous avons croise deux couples allemand en 4x4 avec un guide Mauritanien. Ils avaient l'air exténués et nous ont un peu prévenu sur ce qui nous attendait : l'enfer de sable. Un sable mou suite aux vents violents des derniers jours

La matinée a été gentille avec des dunettes, une conduite un peu fatiguante et très lente.

C'est en début d'apm que nous avons abordé un océan de dune. Pas une trace, après quelques plantages, la seule technique est d'avoir un lièvre qui court devant pour choisir le terrain (chacun son tour), puis francis avec son land et moi derrière prêt a treuiller. Bernadette en copilote sur le gps et en reconnaissance.

Environ 4 km en 3 heures.
Ici quand tu avances de 2 ou 20 mètres c'est une victoire. Tu avances sans savoir ce qu'il y a apres mais tu avances. C'est surement une belle école !





Nous voilà au bivouac prêt a se laver un peu pour prendre un bon apéro mais le vent de sable vient de se lever et la soirée va être dure. Un petit Savigny Montrachet nous a fait grand bonheur tous les 3 assis sur le haillon de la benne du land un peu a l'abris du vent.


Dimanche : cette fois c'est la dernière étape pour Tidjikja. Un très beau parcours a 70% de sable dans l'oued Rachid avec des rochers d'une luminosité incroyable, des oasis, des paysages variés. Je n'ai malheureusement fait que très peu de photos car le vent de sable d'hier a soulevé un brouillard de poussière qui a quelque peu gâché la vue.

Ce matin thé dans une khaima. Après quelques pourparlers tout le monde voulait sa photo.





Midi El Rachid ou nous avons trouve du pain ! (3 jours sans pain!) et ou j'ai rencontré
un couturier a qui j'ai fait recoudre ma housse de tente décousue.




Ce soir donc camping (si on peut dire car c'est très très spartiate) : douche quand il y a de l'eau, lessive.

Demain mécanique avant de repartir pour Nouakchott.

J'accumule un peu les tracas techniques depuis le départ : fuite d'eau sur mon réservoir « sanitaire », frigo en panne, coupleur séparateur hs, cafetière brulée (j'ai oublié l'eau!) , charnière de porte kc, une serrure perdue suite aux vibrations, un des 2 gps en panne, pompe a eau hs et aujourd'hui une fuite d'huile sur le pont arrière. C'est l'école de la débrouille....

en voilà un exemple : la pompe à eau n'était pas à un emplacement très accessible !


si ca pouvait s'arrêter je ne serai pas fâché a vrai dire :)

Plusieurs jours déjà que les grosses chaleurs ont commencé. C'est un temps moite, avec une visibilité réduite, un soleil voilé, quelque chose de très étrange qui gâche pas mal le paysage.

Il n'y a plus de touriste en Mauritanie. Les agences réceptives, les auberges ferment ou survivent. Souvent nous passons et nous sommes les premiers touristes depuis 2 ou 3 mois ! Les guides changent de métier. On sent partout que cette pénurie assoiffe le pays.

Dans ces zones désertiques de roches ou de sable, ou ne poussent que quelques touffes d'herbe a chameau et d'acacia avec des épines comme des aiguilles de bourrelier des familles nomades vivent et arrivent arracher a cette terre les moyens de leur subsistance. Ils élèvent chèvres et dromadaires.(et des ânes) Élèvent est un bien grand mot puisque les animaux sont en liberté totale, sans berger et reviennent au puits par nécessité tous les jours a l'heure ou on leur puise l'eau.


Le long de la route de l'espoir, cette bande de goudron qui relie Nouackchott au Mali les squelettes animaux semblent nous dire que liberté rime assez mal avec vitesse ou modernité ….

Ce soir donc auberge Jeloua chez Olivia (figure du tourisme franco mauritanien). resto, douche, internet avant de partir pour la derniere partie du voyage : le banc d'arguin. calcul des marees, poisson a tous les repas, un peu de dune ...

le mmarché au poisson de Nouakchott




Après une journée de repos consacrée aux lessives, nettoyages, entretien et après une matinée de course pour faire le plein nous voilà sur la plage en direction du banc d'Arguin.

En cours d'après midi nous avons re croisé Gilbert et Chantal pour la xeme fois. Gilbert est un ancien chercheur d'or a la retraite qui a fait toute sa carrière entre et Ils sont en land avec une cellule azalai et sont pose un peu au sud de Tioulit pour pêcher.


Vu leur pêche (5 bars), ils nous invitent a passer la soirée la avec eux et donc nous voilà au bivouac ! Nous avons quand même fait environ 50 km sur la plage.

Demain départ 7h a la basse mer.

Ce fut la course contre la montre car la mer était basse a 5h en fait et nous avions presque 80 km de plage a parcourir.

Et  donc depuis ce matin nous sommes dans le Parc National du Banc d'Arguin.

Un littoral merveilleux, des flamand roses, des pélicans, des sternes et des dizaines d'inconnus.


A midi baignade dans une lagune après avoir failli me planter dans une sebka. C'est une tourbiere que le vent a recouvert de sable. Ainsi elle ressemble a une plage mais des le 1er mètre tu t'enfonces fort !

Ce soir je vais me mettre a l'affut pour essayer de faire quelques photos !

Bon les flamands roses étaient trop loin : je me suis recouché !



Une très belle journée a longer la cote. On ne sait plus très bien si c'est un désert ou une plage car le sable revient sur des kilomètres dans les terres.

Quelques villages de pêcheurs qui vivent très coupés du monde

et puis ce soir probablement le plus beau bivouac des vacances : cap Tafarit et cap Tagarit. Un bout de cote rocheuse , une baie magnifique. Bref baignade, balade, photo, farniente ..



il est même question de rester la demain .. mais le temps est compté pour le visa de Francis et Bernadette.\

a suivre...

Finalement nous avons quitté le paradis vers midi pour faire environ 80 km vers le nord : cap Arguin.  J'ai la réponse a la question d'hier : c'est un désert ! Un désert extrêmement plat, de sable presque blanc, très dur donc très roulant. Navigation au cap entre les waypoints en évitant certes quelques dunes et ergs. Un peu la même sensation de liberté que sur la mer a la voile. Du bonheur..

(ok sur cette photo ce n'est pas un désert blanc!)

a priori bivouac ici ce soir mais si le vent se lève ce ne sera pas très agréable. On va voir.

Bingo : vent de sable. Par chance nous avons trouvé un abris de fortune (4 tôles : 3 cotés et un 1 dessus qui nous a permis de croquer un peu moins de sable et pour ma part de dormir également roulé dans mon tapis et face a la mer.

Ce lundi dernière journée de piste, dernière journée de Mauritanie. Très beau désert, piste en tout genre, petites dunes.

Une rencontre au puits d'un berger qui voulait acheter nos lands, nous vendre des dromadaires et bien rigoler. Un autre perdu au milieu de rien qui nous a offert le lait de chamelle....


Et l'arrivée a Nouhadibou pour remettre de l'air dans les pneus, nettoyer les filtres a air, faire le plein d'eau et se laver avant 2 ou 3 jours de routes droites pour re-traverser le sahara occidental


27 mars dernier jour du visa pour Francis et Bernadette, il faut partir.
Apres un petit resto sénégalais a 300 Ouguilla (90 cts) nous voilà partis pour une après midi de formalités.
Rien a signaler si ce n'est la traversee de ce no man's land de 2 ou 3 km entre les 2 frontieres. Zone de non droit ou se passe toutes sortes de deal.. Surprenant …


A 18h nous étions au premier village après la frontière. Un marocain m'avait dis a l'aller qu'il pouvait me vendre des langoustes. Au marche au poisson on nous réponds que les langoustes c'est le vendredi.
Et puis au moment ou nous partions un autre vient nous dire d'aller directement aux bateau et file.
La bas nous comprenons que c'est règlementée, une sombre histoire d'exclusivité sous prétexte de gestion et nous achetons sous le manteau 9 petites langoustes a très bon prix.


Ce soir la dernière bouteille de bourgogne blanc est tombée pour accompagner nos langoustes flambées au whisky. Demain sera un autre jour :)

j'ai oublié de signaler que le tel satellite n'a plus de crédit depuis quelques jours déjà mais vous pouvez m'envoyer des mails ou sms. Au Maroc c'est plus simple.

Tout le long de la route (et de la mer) des petite kaima pas plus grande qu'une canadienne 2 places. Ce sont des pécheurs, ils vivent la ! seul avec pour seul outil de travail une canne a pêche. Ils attrapent quelques poissons qu'ils vendent au routiers pour quelques dirhams

posté de Laayoune


Ha le Maroc ! Quel merveilleux pays aux 1000 facettes. Tantôt oliviers a perte de vue, champs de blé, désert de cailloux, le rif avec des montagnes entières couvertes de genets géants en fleur. J'aurai du voir les champs de kif mais je ne dois pas avoir l'œil et puis les villes impériales, les petites villes, les souks et partout l'accueil, le sourire, une autre notion du temps, une autre notion du destin.


Je crois bien que j'ai envie d'un séjour au Maroc.. bientôt ou un jour ..


Heu..REUX

 
merci Francis et Bernadette
ce fût encore un très beau voyage





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